|
Salut tout le monde Je suis développeur et étudiant en Afrique du Sud. Je viens juste de trouver cette discussion donc j’ai raté la plupart des contributions de la semaine de lancement (mais j’ai jeté un coup d’oeil aux archives). Puisque l’Afrique dans son ensemble ne possède pas de politique de DPI cohérente/mise en oeuvre, on devrait profiter de cette situation. La plupart des pays développés sont liés par des lois anciennes peu adaptées à l’ère de l’information. En Afrique, on peut presque entièrement commencer sur une page vierge et peut-être mettre en place un système mieux adapté. J’ai été très impressionné par l’article au sujet des DPI à l’ère de l’information : http://selenasol.com/selena/personal/prose/ip_in_info_era.html Certains principes/idées que j’aimerais soumettre à la discussion: 1. Les logiciels devraient être, au plus, soumis à des droits d’auteur et non pas à des brevets. Les brevets, particulièrement les brevets à moitié finalisés qui sont acceptés aux USA et en Europe, bloquent le travail des développeurs. Ils obligent les programmeurs à recommencer à zéro plutôt que de permettre d’évoluer à partir de ce qui existe déjà. De plus, puisque développer à nouveau un logiciel qui a été déjà breveté est interdit, l’idée des brevets n’est vraiment pas bonne. 2. Quand on n’a pas accès au code source d’un logiciel, en matière de propriété intellectuelle, ce logiciel devait bénéficier du Secret Professionnel au lieu d’être breveté. Ce serait donc de la responsabilité et du choix de l’entreprise qui l’a créé de garder leur DPI hors du domaine public (en utilisant les accords de non divulgation et autres contrats juridiques). Ceci permettrait de rendre légale la programmation à rebours (qui est, sous bien des aspects tout aussi difficile (sinon plus difficile) que de concevoir le logiciel en premier lieu.) Pour les solutions informatiques simples la programmation à rebours est un exercice valable et ces solutions deviendront connues de tous ; tandis que pour les solutions qui sont véritablement innovatrices la programmation à rebours sera trop difficile pour en valoir la peine. 3. L’ère de l’information correspond presque à l’époque avant l’invention de l’imprimerie et de la législation des DPI, où tout le monde peut copier des données et y ajouter son élément sans permission explicite. Bien que des lobbies puissants dans le monde ‘développé’ essaient de nous en empêcher, à un moment donné ils vont bien devoir accepter les faits. Dans cette nouvelle ère, on doit interdire le plagiat de façon plus rigoureuse, plutôt que d’essayer d’empêcher de copier. 4. Les procédures d’enregistrement des DPI devraient être moins chères, plus rapides et plus sévères. J’aimerais proposer un procédé semblable à celui des évaluations collectives que l’on trouve dans le monde académique. Chaque nouvelle invention devrait être soumise (sous accord de non-divulgation) à l’examen d’experts indépendants dans leur domaine spécifique ; dans ce cas, c’est seulement s’ils reconnaissent la nouveauté de l’invention, qu’on procéderait à l’enregistrement dans un bureau d’inscription pour qu’elle puisse être reconnue et utilisée publiquement par n’importe qui (à condition de payer l’inventeur). Les logiciels reconnus sans importance seraient enregistrés en tant que tels et rendus disponibles au public. Le procédé d’évaluation par les pairs prendrait le plus de temps, tandis que l’enregistrement serait rapide et bon marché. Ceci empêcherait les grosses compagnies d’obtenir des brevets pour des solutions triviales, tandis que les bonnes inventions faites par des inventeurs pauvres restent sans brevet. 5. Mais il faut ne pas oublier que l’Afrique fait toujours partie de l’économie mondiale. Il faudrait qu’au moins les USA et l’Europe acceptent les brevets et droits d’auteur reconnus en Afrique. Un inventeur Africain ne devrait pas avoir à breveter son invention au Royaume-Uni etaux Etats-Unis d’Amérique, s’il l’a déjà brevetée en Afrique. 6. Comment allons-nous mettre en place de tels systèmes? Je n’en suis pas sûr, mais peut-être que cette discussion est un pas dans la bonne direction. Salutations Chavoux Luyt Chavoux Luyt a écrit : Hi every-one I'm a software developer and student in South Africa. Only found out about this debate a bit late so I missed most of the first week's session (quickly scanned the archives) . Since Africa for the most part doesn't have a coherent/enforced IPC policy, maybe we should take the lead. Most of the developed countries are saddled with legacy laws that doesn't fit very well with the information age. We can mostly start from scratch in Africa and maybe get a system in place that are better fitted. I was quite impressed with the article on IP in the information era: http://selenasol.com/selena/personal/prose/ip_in_info_era.html Some principles/ideas I'd like to propose for discussion: 1. Software should at most be copyrighted, not patented. Patents, especially the half-baked patents allowed in the US and Europe, tie the hands of software developers. It forces people to re-invent the wheel instead of using the wheel to invent new cars. In addition, the fact that the independant re-developement of a patented idea is not allowed, makes it a bad idea. 2. If source code is not open, software (IP) should be treated as a Trade Secret rather than patented. It will thus be the responsibility of the creating company (using NDA's and other legal contracts) to keep their IP out of the public domain if they wish to. This might still legalize reverse engineering (which is in many ways just as difficult a task (if not more difficult) than writing the software in the first place.) For simple straightforward solutions, reverse engineering becomes worthwhile and they will become common knowledge; whereas solutions that was truly innovative will mostly be too hard to be worthwhile reverse engineering. 3. In the infomation age, we are in many ways back at the stage before the printing press and IP legislation, where everybody can make there own copy of information and add on to it without explicit premission. Although powerfull lobbies in the "developed" world try to prevent this, they will at some stage have to accept it. In this new era, forbidding plagiarism will need to be more strictly enforced, rather than trying to forbid copies being made. 4. The whole registration process of IP should be cheaper, faster, and more stringent. I whould propose something similar to the peer review process found in the academic world. Any new invention should be submitted to a number of independent experts in that specific field (under a NDA) and only when they accept it as being novel, should the application go through to a registration office where it can be recorded and made publicly available to who-ever wants to use it (as long as they pay the original inventor). Applications that are found to be trivial should be recorded as such and also made available as being in the public domain. The process of peer review will take most of the time, whereas the actual registration should be fast en cheap. This will prevent rich companies from submitting trivial "patents" while good inventions by poor inventors are not patented. 5. On the other hand, Africa is still part of the global economy. It will be important to get at least the US and Europe to accept IP (patents and copyrights) registered in Africa. It should not be necessary for an African inventor to patent his invention in the UK as well as in the US if he has already patented it in Africa. 6. How are we going to implement all of this? I'm not sure, but maybe this discussion is the first step in the right direction. Regards Chavoux Luyt _______________________________________________ Ipr-ict mailing list Ipr-ict@cipaco.org http://mailman.cipaco.org/cgi-bin/mailman/listinfo/ipr-ict --
Ken Lohento Coordinator
of the Centre for International ICT Policies Central and
West Africa (CIPACO) Panos
Institute West Africa (PIWA) - ICT Programme 6, rue
Calmette BP 21 132 Dakar Ponty
- Senegal Tel.: +221
849 16 65 |