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[ENGLISH version] Re: [ipr-ict] contribution semaine1



Title: Ken Lohento

Dear Friends,

 

On the issue of IP in Africa, let us be clear: IP will offer Africa considerable political, economic, cultural and social advantages, provided Africa ensures that the concepts, decisions, laws, etc. at each stage of the process are made to suit its own particular conditions and that its development needs are not forgotten.

 

The first strategic «working angle» for Africa to use in establishing and exploiting the benefits of IP is: SENSITISATION/AWARENESS RAISING. Indeed, as long as Governments, Enterprises, Civil society and communities at large in Africa are not well informed on the issue (IPR), all the debates in summits, conferences, forums, etc. will have no real impact on society, as is the case today. That is why businesses, for example, should be made to understand the benefits they may reap from promoting innovation, creation and research within and for the enterprise. On the other hand, they (the enterprises) should also be made aware of the risks they face in using a patented product/service in a fraudulent manner…

 

Even if some businesses are aware of IPR, a good number of them face another major obstacle: COST.

 

-         High cost of protecting a brand, a model, a work of art, a literary work, a sculpture ….

-         High cost of legal services and counsel on IPR.

-         High cost of acquiring IP rights in other people’s possession.

 

At another level, even when a company, body or individual person has the means to pay for or cover the attendant costs of IPR, they are discouraged by Africa’s lack of efficient mechanisms that can penalise defaulters of their acquired rights on IP.

 

What has to be done?

 

-       Governments, the private sector, civil society, international and regional development organisations … should each endeavour to implement programmes and strategies to raise awareness of the issue of IPR in Africa.

-         Establish methods conducive to the creation of IP rights.

-         Promote the use of IP in Africa.

-        Set up financing mechanisms in order to reduce the cost of innovation and/or research, as well as for protecting works, for example through tax incentives, investment in research, prevention of the brain drain …

The risk Africa faces if IPR develop too quickly is that it might be subjected to decisions on technological, legal and economic issues made «from above» by the developed countries.

 

In cyberspace particularly, things move very fast. The potential boom on patents for software, the fierce control and leadership of software giants and others, are some of the strains and stresses that are certainly going to slow down Africa’s development even further. In the face of all this, the instruments we are armed with to defend the continent are FOSS, lobbying, and protecting African interests in the IP and ICT fields.

 

Today, more than even before, Africa has to design general policies and concepts, enact laws and develop views on IPR.

 

Philémon

 

Congo Brazzaville.

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Centre Africain de Compl?mentarit? Scolaire a écrit :

Chers Amis,

 

Pour ce qui est des enjeux de PI en Afrique, disant le tout de suite, la PI apportera des avantages énormes de nature politique, économique, culturel et sociale pour l’Afrique ; pourvu que, à chaque étape du processus, l’Afrique veille à ce que les concepts, les décisions, les lois etc., soient adaptés à ses spécificités et que ses intérêts de développement soient tenus en compte.

 

Le premier « angle d’attaque » stratégique dont l’Afrique doit faire usage pour promouvoir la création et l’utilisation commerciale d’actifs de la PI est : LA SENSIBILISATION. En effet, tant que les Gouvernements, les Entreprises, la Société civile et les populations en Afrique ne seront pas informés sur la question(DPI), tous les débats des sommets, les conférences, les forums etc., n’auront pas d’impact réel sur la société, et c’est bien le cas aujourd’hui. C’est pourquoi, il faut maintenant expliquer aux entreprises par exemple, ce qu’elles peuvent gagner en favorisant l’innovation, la création et la recherche au sein et pour l’entreprise. En sens inverse, expliquer ce qu’elles(les entreprises) pourront courir comme risque en utilisant frauduleusement un produit/service sous protégés…

 

Quand bien même certains entreprises sont sensibilisées sur les DPI, nombreux sont celles qui sont confrontées à un autre obstacle majeur : LE COÛT.

 

-         Coût élevé pour protéger une marque, un modèle, une œuvre artistique, une œuvre littéraire, une sculpture ….

-         Coût élevé des services et conseil juridique sur les DPI.

-         Coût élevé de l’acquisition de droits de PI détenus par des tierces.

 

A une autre dimension, quand bien même une entreprise, un organe ou un individu peut pouvoir payer ou supporter les coûts inhérents aux DPI, ils sont découragés par l’inexistence en Afrique des mécanismes efficaces qui sanctionneront ce qui violeraient leurs droits acquises par la PI.

 

Qu’est ce qu’il faut faire ?

 

-         Les Gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales /régionales de développement … doivent mettre en place, chacun en ce qui le concerne, des programmes et des stratégies de sensibilisation sur la question des DPI en Afrique.

-         Mettre en place des méthodes favorisant la création des droits de PI.

-         Promouvoir l’utilisation des PI en Afrique.

-         Mettre en place des mécanismes de financement afin de réduire les coûts de l’innovation/recherche et les frais de protections d’œuvres, par exemple par : l’incitation fiscales, investissement dans la recherche, lutte contre la fuite des cerveaux…

Le risque pour l’Afrique face au développement démesuré des DPI est de subir des décisions technologiques, juridiques et économiques, qui peuvent être prises « d’en haute », par les pays développés.

 

Dans le cyber espace particulièrement, les choses vont d’ailleurs très vite : L’éclosion potentielle de brevets sur les logiciels, l’hégémonie acharnée des grands Groupes producteurs de logiciels et autres, sont autant des pressions qui sans aucun doute freinent d’avantage, dans une certaine mesure, le développement de l’Afrique.

Face à cela, les Logiciels Libres, les Lobbyings, les défenses des intérêts africains dans le domaine de la PI et des TIC sont nos armes potentielles pour défendre le continent.

 

L’Afrique devra aujourd’hui plus que jamais  formuler des politiques générales, des concepts, des législations et des avis en matière de DPI.

 

Philémon

 

Congo-Brazzaville.

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Ken Lohento

Coordinator of the Centre for International ICT Policies

Central and West Africa (CIPACO)

Panos Institute West Africa (PIWA) - ICT Programme

6, rue Calmette BP 21 132

Dakar Ponty - Senegal

Tel.: +221 849 16 65

www.cipaco.org

www.panos-ao.org