Bertin ABIASSI
On 26 Jul 2005, at 10:54 AM, Bertin ABIASSI wrote:
Bonjour à tous,
Il me semble que nos comportement primaires dépendent forment de
notre
éducation, de notre personnalité, bref de notre culture. Les
difficultés
rencontrées dans les DPI ne sont pas propres à l'Afrique mais
chroniques
chez nous en Afrique. A mon avis, le problème vient de la base et
encore
une fois l'Afrique traîne son retard partout. Si nos état étaient
démocratiques et nous vivons la bonne gouvernance au quotidiens,
ils y a
beaucoup d'aspects juridiques et éthiques que notre subconscient
collective aurait pris en compte. Dès lors que la notion de droit
n'est
pas encrée dans nos moeurs, nous sommes plus aptes à choisir
l'illégalité qui n'a pas le poids de l'illégal pour nous. Un exemple
pour mieux m'exprimer: j'ai connu beaucoup d'africains qui ont
fournis
de faux relevés de banques pour avoir un visa européens ou
américains.
Tout simplement parce que pour eux, c'est du papier, sans grande
valeur
juridique, dès lors que l'administration demande un relevé
bancaire, il
faut lui en trouver un. Tant que nous traînerons à entrer dans une
société démocratique, nous tarderons à nous approprier le DPI.
Ken disait : - dans quelle mesure le développement des
technologies de
l’information (et pour faire court, l’entrée dans la société de
l’information) transforme-t-il le concept et la compréhension des
droits
de la propriété intellectuelle ? Et quelles peuvent en être les
conséquences ?
Je pense que la SI interpelle notre compréhension des DPI, à mon avis
c'est d'abord l'accès à l'information (qui est une bonne chose en
soi)
qui est à la base de la problématique des DPI dans beaucoup de
secteurs.
Pour écouter de la musique, il faut y avoir accès, on faisait
payer cet
accès, nous avons encore mémoire le procès de Napster, il a suffit
que
les gens aient accès donc à la musique pour qu'ils brûlent l'étape du
payement. Idem, pour les algorithmes, les formules mathématiques,
chimiques etc. Puisse que désormais nous avons accès libres à
l'information, il faut repenser les DPI.
Je suis d'accord avec Seydina quand il s'insurge contre le piratage
logiciel en Afrique, seulement ce problème n'est pas propre à
l'Afrique,
au Japon, Hong-Kong etc. Il y a des marchés organisés de logiciels
piratés. En Afrique nous ne semblons pas encore conscients des
opportunités des LL, tout simplement parce que notre notion du DPI et
l'environnement font que nous consommons aisément les oeuvres
piratées.
Je connais des gens, qui en Europe respectent la loi mais arrivés en
Afrique se prêtent volontiers à la consommation de produits piratés.
Je pense que le faible poids de l'Afrique dans l'économie mondiale
fait
d'elle une marginalisée dans la lutte contre le piratage
malheureusement
cela n'est pas pour encourager l'émergence des talents en Afrique.
Mon dernier point dans point dans cette contribution concerne la
production de contenu. Je suis également d'avis avec Achille. Ce
que je
constate et qui me désole est que d'abord nous avons compris
l'importance de la production de contenu mais malheureusement nous
produisons des contenus qui ne nous appartiennent. Ils y a par
exemple
très peu de contes africains africains mise en ligne par les
africains.
Nous devons produire localement du contenu authentiquement local,
cela
pose incontestablement un problème de compétence et relance la
problématique de la formation de qualité.
Je vous prie d'excuser la longueur de message.
Bien à vous,
Bertin ABIASSI
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