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[ipr-ict] Contribution Bertin
Bonjour à tous,
Il me semble que nos comportement primaires dÃpendent forment de notre
Ãducation, de notre personnalitÃ, bref de notre culture. Les difficultÃs
rencontrÃes dans les DPI ne sont pas propres à l'Afrique mais chroniques
chez nous en Afrique. A mon avis, le problÃme vient de la base et encore
une fois l'Afrique traÃne son retard partout. Si nos Ãtat Ãtaient
dÃmocratiques et nous vivons la bonne gouvernance au quotidiens, ils y a
beaucoup d'aspects juridiques et Ãthiques que notre subconscient
collective aurait pris en compte. DÃs lors que la notion de droit n'est
pas encrÃe dans nos moeurs, nous sommes plus aptes à choisir
l'illÃgalità qui n'a pas le poids de l'illÃgal pour nous. Un exemple
pour mieux m'exprimer: j'ai connu beaucoup d'africains qui ont fournis
de faux relevÃs de banques pour avoir un visa europÃens ou amÃricains.
Tout simplement parce que pour eux, c'est du papier, sans grande valeur
juridique, dÃs lors que l'administration demande un relevà bancaire, il
faut lui en trouver un. Tant que nous traÃnerons à entrer dans une
sociÃtà dÃmocratique, nous tarderons à nous approprier le DPI.
Ken disait : - dans quelle mesure le dÃveloppement des technologies de
lâinformation (et pour faire court, lâentrÃe dans la sociÃtà de
lâinformation) transforme-t-il le concept et la comprÃhension des droits
de la propriÃtà intellectuelle ? Et quelles peuvent en Ãtre les
consÃquences ?
Je pense que la SI interpelle notre comprÃhension des DPI, Ã mon avis
c'est d'abord l'accÃs à l'information (qui est une bonne chose en soi)
qui est à la base de la problÃmatique des DPI dans beaucoup de secteurs.
Pour Ãcouter de la musique, il faut y avoir accÃs, on faisait payer cet
accÃs, nous avons encore mÃmoire le procÃs de Napster, il a suffit que
les gens aient accÃs donc à la musique pour qu'ils brÃlent l'Ãtape du
payement. Idem, pour les algorithmes, les formules mathÃmatiques,
chimiques etc. Puisse que dÃsormais nous avons accÃs libres Ã
l'information, il faut repenser les DPI.
Je suis d'accord avec Seydina quand il s'insurge contre le piratage
logiciel en Afrique, seulement ce problÃme n'est pas propre à l'Afrique,
au Japon, Hong-Kong etc. Il y a des marchÃs organisÃs de logiciels
piratÃs. En Afrique nous ne semblons pas encore conscients des
opportunitÃs des LL, tout simplement parce que notre notion du DPI et
l'environnement font que nous consommons aisÃment les oeuvres piratÃes.
Je connais des gens, qui en Europe respectent la loi mais arrivÃs en
Afrique se prÃtent volontiers à la consommation de produits piratÃs.
Je pense que le faible poids de l'Afrique dans l'Ãconomie mondiale fait
d'elle une marginalisÃe dans la lutte contre le piratage malheureusement
cela n'est pas pour encourager l'Ãmergence des talents en Afrique.
Mon dernier point dans point dans cette contribution concerne la
production de contenu. Je suis Ãgalement d'avis avec Achille. Ce que je
constate et qui me dÃsole est que d'abord nous avons compris
l'importance de la production de contenu mais malheureusement nous
produisons des contenus qui ne nous appartiennent. Ils y a par exemple
trÃs peu de contes africains africains mise en ligne par les africains.
Nous devons produire localement du contenu authentiquement local, cela
pose incontestablement un problÃme de compÃtence et relance la
problÃmatique de la formation de qualitÃ.
Je vous prie d'excuser la longueur de message.
Bien à vous,
Bertin ABIASSI